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Après Mudita: que faire quand on n’arrive pas à ressentir de la joie pour quelqu'un

Après Mudita: que faire quand on n’arrive pas à ressentir de la joie pour quelqu'un

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Après ma dernière newsletter (Mudita - l'antidote à la toxicité?), beaucoup d'entre vous m'ont écrit et se sont confiés avec vulnérabilité sur cette vérité: «C'est beau, mais c'est difficile. Que faire quand je n'arrive pas à me réjouir pour eux?»

Le texte Chemin vers la Liberté décrit ainsi Mudita: Lorsqu'on voit ou entend que les qualités d'une personne sont estimées par les autres, et que cette personne est en paix et joyeuse, on pense: «Sadhu! Sadhu! Puisse-t-elle rester joyeuse longtemps!» (Sadhu veut dire «Génial»)

Le chemin vers Mudita ne consiste pas à contourner nos émotions difficiles, mais à en prendre d'abord soin avec bienveillance. Dans le bouddhisme, l'idée de «tourner la lumière vers l'intérieur» avant de pouvoir se connecter véritablement à la joie d'autrui montre que nous devons d'abord accueillir notre propre paysage intérieur, sans jugement.

Voici quelques façons d'y parvenir:

  1. La pause «reconnaissance et accueil»: Quand vous sentez la jalousie ou la rancœur monter, faites une brève pause et dites-vous intérieurement: «C'est un moment de souffrance. C'est normal que je ressente cela.» Ce simple fait de nommer l'émotion lui retire son pouvoir et crée un petit espace entre le déclencheur et votre réaction.
  2. L'enquête «démêler les fils»: Quand la pointe d'envie ou le nuage d'amertume surgit, essayez de ne pas le juger comme «mauvais» ou de le repousser. Au lieu de cela, voyez si vous pouvez y porter un regard curieux un instant. Imaginez ce sentiment non pas comme un bloc solide, mais comme un nœud de fils emmêlés. Notre travail n'est pas de trancher le nœud, mais avec une patience douce, de détendre les fils pour voir de quoi il est fait. «Mon malaise est-il dû à leur joie, ou à ma propre peur? La peur de rester à la traîne? La peur que leur gain soit ma perte?» Souvent, le blocage ne concerne pas du tout l'autre personne, mais notre propre récit intérieur de manque ou d'insécurité.
  3. Le pont «un vœu pour soi-même»: on peut y voir une étape pratique issue de la pratique de Metta (la bienveillance aimante). Si la promotion d'un ami suscite de l'envie, vous pouvez d'abord formuler un vœu pour votre propre stabilité et vos opportunités. Une fois que vous avez apaisé cette douleur intérieure, vous trouverez souvent un espace plus clair à partir duquel vous pourrez alors renouer sincèrement avec le bonheur pour eux.

Les moments où Mudita semble impossible ne sont pas des blocages; ils sont la partie la plus importante de la pratique. Ce sont des invitations à l'autocompassion, qui est la fondation inébranlable sur laquelle toute joie empathique se construit. Le message ultime est un soulagement: votre capacité à ressentir Mudita n'est pas brisée lorsque vous ressentez de l'envie; elle attend simplement que vous preniez soin de la partie de vous qui souffre en premier.

Vous trouverez ici des élixirs qui aideront à cultiver votre autocompassion.

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